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Ernest Hébert

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Grenoble 1817  – La Tronche, Isère, 1908).

Fortement impressionné par l'Italie, il peignit avec sensibilité la lumière de la campagne romaine, l'âpreté des montagnes de la Cervara et la détresse des marais Pontins (la Malaria, 1848-49, Paris, musée d'Orsay). Il s'attacha à rendre la beauté sensuelle de leurs habitants et leur charme maladif (les Cervarolles, 1858, id.). De retour en France, il recréa un peu uniformément cet alanguissement mélancolique dans ses visages de femmes, qu'elles soient figures religieuses (la Vierge de la délivrance, 1872, église de La Tronche), allégories (la Musique, 1880, Paris, Petit Palais) ou portraits mondains (Portrait de la baronne Eléonore d'Uckermann, 1892, Paris, musée Hébert). Ses portraits d'enfants, d'un réalisme attendri (le Petit Savoyard endormi, 1883, id.), se souviennent aussi des frêles modèles italiens (Portrait de Monallucia, 1871, Paris, musée Hébert). Si l'influence du clair-obscur de Rembrandt marqua toute son œuvre, elle est surtout sensible dans sa grave composition du Baiser de Judas (1853, La Tronche), dont il n'a pas retrouvé la solennité dans la mosaïque du cul-de-four de l'abside du Panthéon (1879-1884). Couvert d'honneurs, Hébert fut deux fois directeur de l'Académie de France à Rome (1867-1873 et 1885-1891).

Une grande partie de son œuvre est conservée au musée Hébert de Paris et dans sa villa-atelier à La Tronche.