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Charles Édouard Huot

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre canadien (Québec 1855  – id.  1930).

Dès l'âge de dix-sept ans, il exécute avec brio plusieurs paysages dans le goût de l'époque et se fait remarquer à Québec. Un comité de souscription de notables de la ville lui offre un séjour d'études à Paris. Inscrit à l'École des beaux-arts dès juillet 1874, il reçoit les conseils Alexandre Cabanel. La famille Lefèvre-Niedermeyer, qui dirige l'École de musique religieuse, l'héberge jusqu'à la fin de 1877, puis il décide de rester en France à ses propres frais. La même année, il participe au Salon, où il expose le Bon Samaritain (auj. au musée de Pontoise). S'il rêve de peinture historique, il doit se contenter d'exposer des paysages et d'exécuter certains travaux mineurs (portrait aujourd'hui perdu d'un conseiller municipal de Paris, M. Frère). La carrière de Charles Huot connaît un nouveau développement lorsqu'il obtient la décoration de l'église Saint-Sauveur de Québec en 1887. Il ne cesse plus alors de travailler à des projets de peinture murale pour des édifices religieux du Québec et effectue de nombreux voyages d'études en Europe. Cependant, mis à part certaines réalisations dans la région du lac Saint-Jean et de Chicoutimi, ses toiles historiques constituent la meilleure part de son œuvre, comme la Bataille des Plaines d'Abraham (1900) ou le célèbre Débat sur les langues (1910-1913), au palais législatif de Québec. La composition de cette immense toile s'apparente au relief du sculpteur J. A Dalou, Mirabeau répondant à Dreux-Brézé (1883), mais l'esprit de l'œuvre la rapproche de celles de Cormon ou Laurens. Le musée du Québec, qui possède une esquisse de cette œuvre, conserve aussi des esquisses pour des tableaux religieux et des tableaux de chevalet. Huot est également représenté à la N. G. d'Ottawa.