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Karl Hubbuch

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Karlsruhe 1891– id. 1980).

De 1908 à 1912, Hubbuch suit les cours de l'Académie des beaux-arts de Karlsruhe et, de 1912 à 1914, il est l'élève d'Orlik à l'Institut des arts appliqués de Berlin. Décrivant avec passion les anomalies de la société, ses premiers dessins révèlent un sens précis du détail et de la physionomie. S'il ne participe pas au mouvement dada comme la plupart de ses contemporains, l'artiste reprend néanmoins à son compte les acquis du photomontage. Après la Première Guerre mondiale, à l'École des beaux-arts de Karlsruhe (1920-1922), Conz et Würtenberger l'initient à la gravure et plus particulièrement à la lithographie, qui deviendra l'un de ses moyens d'expression privilégiés. Vers 1920, son style se modifie, s'inspirant largement de la technique des maîtres anciens. Aux œuvres fortement imprégnées de critique sociale (Crime passionnel dans la Jägerstrasse, 1922, aquarelle ; et Voleurs de canards, 1925, aquarelle, Stuttgart, Staatsgalerie) succède désormais le réalisme des études d'objets, des nus et des portraits (la Nageuse de Cologne, 1923, aquarelle, Mannheim, Städtische Kunsthalle, et Série de portraits de Hilde à la lampe ou à la chaise Bauhaus). En 1925, Hubbuch participe à l'exposition de la Nouvelle Objectivité organisée par la Kunsthalle de Mannheim puis commence à enseigner le dessin à l'École des beaux-arts de Karlsruhe et effectue de nombreux voyages d'études en France. En 1931, un portfolio de 40 dessins (la France) invite les travailleurs français et allemands à se rapprocher. En 1933, les nazis le chassent de son enseignement, lui défendent d'exposer et le contraignent à gagner sa vie comme décorateur d'horloges et peintre de porcelaines. Nommé professeur à l'université technique de Karlsruhe en 1947 puis à l'Académie de Karlsruhe en 1948, il se consacre à son enseignement jusqu'en 1957. Son intérêt pour la France prend un caractère exclusif entre 1957 et 1969 : en 1970, un recueil de 55 dessins (Die Hauptstadt) est publié à Munich, où Paris est surtout représenté par ses panneaux publicitaires et ses affiches de cinéma. Longtemps considéré par la critique de l'après-guerre comme le représentant d'une figuration démodée, deux expositions organisées par le centre Georges-Pompidou, Paris-Berlin (1978) et les Réalismes (1980), ont redonné une juste mesure de la place originale qu'il occupe dans l'art du xxe siècle.