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Rebecca Horn

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste allemande (Michelstadt 1944).

Rebecca Horn conjugue une multitude de pratiques aussi diverses que la performance (Documenta 5 de Kassel en 1972, Kunstverein de Cologne en 1977), la réalisation de films, le dessin, l'écriture et la construction de machines. Ces dernières, qui sont dans un premier temps des objets, évoluent ensuite vers des installations supposant une organisation globale de l'espace de la galerie ou du musée. Plumes et javelots tournoyants, projections de peinture, marteaux frappeurs, bacs à bulles de mercure instaurent un dialogue entre le mécanique et l'organique. Cet échange concrétisé par des alternances tensions/décharges évoque Duchamp, à qui l'artiste rend hommage par des titres explicites : la Machine de la mariée bleu de Prusse, 1988. Les machineries de Rebecca Horn, produisant et enregistrant le mouvement, résultent de réglages temporels minutieux et d'une sensibilité sismographique mystérieuse (Bain noir avec pendule, 1982). Désignant l'acte créateur, le travail de Rebecca Horn manifeste une synthèse originale d'art primitif (plumages, tas de pigments, drippings et jets mécaniques de peinture), d'arts conceptuel et minimal (métal poli, surfaces liquides) et de dadaïsme (machines improductives ou célibataires). En 1986, l'A. R. C., musée d'Art moderne de la Ville de Paris, présenta l'exposition " Nuit et jour sur le dos d'un serpent à deux têtes ", consacrée à Rebecca Horn. Une importante rétrospective a été consacrée à l'artiste (New York, Eindhoven, Berlin, Vienne, Londres et Grenoble) en 1994-1995.