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école de Honfleur

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

On peut considérer que l'école de Honfleur (port de la Manche) eut pour premier représentant Auguste-Xavier Leprince, qui envoya au Salon de 1824 un Embarquement de bestiaux à Honfleur sur le " Passager " (Louvre). À la même époque, ce sont les peintres romantiques qui découvrent la Normandie, et la " côte de Grâce " en particulier. Dès 1821, Bonington connaît l'estuaire de la Seine et, peu avant sa mort (1828), il revient en Normandie avec Paul Huet. Ce dernier, ainsi qu'Isabey, seront les premiers fidèles à cette partie du littoral (Huet : Grande marée d'équinoxe à Honfleur, 1838 ; version plus tardive au Louvre). Après son premier voyage en Italie, Corot se rend à Honfleur en 1829 ou 1830 ; il y exécute des vues du port et de la côte (New York, Metropolitan Museum). Boudin, surtout, devient par excellence le peintre de Honfleur ; il est d'ailleurs retenu davantage par l'étude du ciel, de la luminosité atmosphérique (Baudelaire l'appelait le " roi des ciels ") que par la mer elle-même, les marées basses monotonement grises (que remarquera Seurat) ou le pittoresque des vieux quartiers, et ce changement d'intérêt prélude à l'Impressionnisme. La ferme Saint-Siméon (bordant la route de Trouville, auj. hostellerie de luxe) est le rendez-vous des peintres, désormais séduits par le site. En 1850, Jongkind est amené par Isabey ; l'aquarelliste hollandais revient en 1860 et de 1862 à 1866. En 1858, Boudin travaille avec le jeune Monet ; 1859 est l'année des rencontres : Boudin, Baudelaire, Courbet sont à la ferme Saint-Siméon. Courbet exécute 4 toiles, dont Embouchure de la Seine du musée de Lille. Cals (fixé à Honfleur en 1870), Dubourg, Diaz, Daubigny, peut-être Hervier ont fréquenté Honfleur, auquel s'est attaché Lebourg après 1890. Seurat y passe l'été de 1886 (la Grève du Bas-Butin à Honfleur, musée de Tournai). Mais, à la fin du siècle, l'époque de la découverte est révolue, et Gauguin cherche en Bretagne un lieu de séjour moins fréquenté. Au début du siècle encore, les Havrais Dufy et Friesz, comme Marquet, que les ports ont tant sollicités, ont installé leur chevalet à Honfleur.