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Jenny Holzer

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste américaine (Gallipolis, Ohio, 1950).

Le médium utilisé depuis 1977 par Jenny Holzer est le langage, placé sur des supports variés (affiches, tee-shirts, plaques de métal, dérouleurs lumineux électroniques [" light-emitting diode "]). Après des études classiques d'arts plastiques à Durham (Caroline du Nord), Chicago, Athens (Ohio) et Providence (Rhode Island), Jenny Holzer commence une carrière de peintre abstrait jusqu'en 1977, date où, dans le cadre du programme d'études du Whitney Museum, elle exécute sa première série de Truismes, séquences de phrases déclamatives du type " l'humanisme est obsolète ", réunis par groupes de 14 ou 16 sur des affiches collées sur les murs de Soho.

De 1979 à 1982, la série des Essais inflammatoires poursuit le même type d'intervention, avec des textes politiques, sur des papiers colorés (Documenta de Kassel, 1982). Parallèlement, les Living Series (1980-1982), commentant des activités de la vie quotidienne, marquent l'utilisation par l'artiste d'un nouveau support, les dérouleurs électroniques (lignes lumineuses de textes ou d'images), pour la première fois à New York (Time Square), au cœur de la ville, en concurrence avec les panneaux publicitaires. Les images électroniques induisent le développement d'une nouvelle série, plus proche de préoccupations personnelles, les Survival Series, qui apparaîtront également sur des pompes à essence ou des parcmètres. À partir de 1986, les signes électroniques sont placés en parallèle avec des bancs de pierres gravées, évocation de la permanence, dans les séries Under a Rock (Sous une pierre) et Laments (New York, Dia Art Foundation, 1989). Jenny Holzer a présenté des expositions à la Kunsthalle de Bâle en 1984 et au Guggenheim Museum de New York en 1989. En 1990, elle occupe le pavillon américain de la Biennale de Venise.