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Philipp Friedrich von Hetsch

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Stuttgart  1758  – id. 1838).

Élève de Guibal à la Karlsschule de Stuttgart, entre 1771 et 1775, il fut nommé peintre de cour de Wurtemberg en 1780 et fut en relation avec Schiller et le sculpteur Dannecker. Il compléta sa formation à Paris (1781-82 et 1783-84), où il fut influencé par Vien, Joseph Vernet et David, et à Rome (1785-1787), où il assista à l'exposition et au triomphe du Serment des Horaces (Paris, Louvre) de David. Il fit deux autres séjours dans cette ville, où il eut peut-être l'intention de se fixer à la mort de son protecteur, Charles-Eugène de Wurtemberg. Il y fréquenta Schick et Koch, ses élèves de Stuttgart, ainsi que Reinhart. Il devint par la suite professeur à l'Académie de Stuttgart et directeur de la Galerie de Ludwigsburg. De nature hypersensible, souffrant de dépression due à ses déceptions professionnelles et à des malheurs familiaux, il cessa de peindre en 1819, à la suite d'un lent déclin de son art après 1800. Il a pratiqué la peinture d'histoire et le portrait. Son tableau Cornélie, mère des Gracques, peint en 1794 (Stuttgart, Staatsgal.), le montre beaucoup plus proche de Vien que de David, bien que la composition doive beaucoup à ce dernier. Sa facture très souple, ses ombres transparentes et chaudes, la grâce un peu mièvre des formes et du coloris font de lui un continuateur de l'ancienne tradition picturale, et ses efforts pour se mettre à la mode néo-classique correspondent à une baisse de qualité de ses œuvres. Hetsch n'avait pas les dons requis pour devenir un grand peintre d'histoire : le sens de la composition, du groupement des personnages lui est étranger. Ses portraits, par contre, peuvent être excellents (Autoportrait, v. 1787-1790, Stuttgart, Staatsgal.). Malgré les faiblesses de son art, Hetsch fit entrer la peinture " révolutionnaire " française en Allemagne et fut très apprécié de Goethe et de Schadow.