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Johann Peter Hasenclever

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Remscheid  1810  – Düsseldorf  1853).

Tôt attiré par les scènes de genre, il s'opposa rapidement à la peinture d'histoire idéalisante de son maître, W. von Schadow. Il se sépara donc de l'Académie (1827), mais, après une brève activité de portraitiste à Remscheid, il revint à Düsseldorf en 1832 auprès de F. Hildebrandt. Après ses premiers tableaux de genre à un personnage, il se mit à peindre en 1835 des thèmes populaires plus vastes, scènes d'atelier ou d'auberge, satires de la vie bourgeoise qui lui valurent un grand succès. Un séjour à Munich (1838-1842) et un voyage en Italie du Nord améliorèrent son coloris, rendirent sa facture plus fluide et plus lumineux le modelé des formes. Hasenclever vit à Munich un tableau de Wilkie (l'Ouverture du testament, 1820), qui confirma son penchant pour l'anecdote. Son art reste dans la lignée de la peinture hollandaise du xviie s. et de la peinture anglaise de Hogarth (Job im Examen, 1837-1840, Munich). Il se caractérise par ses effets de lumière artificielle dans des intérieurs (Cabinet de lecture, musées de Berlin) et par son intérêt pour l'expression physionomique. Son ironie l'emporte sur la sentimentalité Biedermeier, qu'il parodie légèrement avec la Sentimentale (1846, Düsseldorf, K. M.), et conjugue richesse des détails et luminosité joyeuse (Autoportrait à la coupe, 1851, Düsseldorf, Städtisches Museum).