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Karl Haider

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Neuhausen, près de Munich,  1846  – Schliersee  1912).

Il fréquenta l'Académie de Munich de 1861 à 1865 et conçut pour Holbein une vive admiration. Dans le choix de ses thèmes, consacrés au paysage et aux gens du peuple, il demeure fidèle à sa Haute-Bavière natale sans tomber, toutefois, dans l'anecdote folklorique. Proche du réalisme et du cercle de Leibl (Der neue Stutzen, 1880, Dresde, Gg), il s'attache cependant, contrairement à ce dernier, à rendre l'" ambiance psychologique ", se rapprochant ainsi davantage de son ami Ludwig Thoma (Die Moni, 1883, Coire, Suisse, canton des Grisons, coll. part. ; Jeune Fille à la fenêtre, 1888, Munich, Neue Pin.). Au cours d'un séjour à Florence, il fait la connaissance de Arnold Böcklin, dont l'influence se fera jour dans son œuvre tardive, empreinte d'un symbolisme néo-romantique (Charon, 1902 ; Burg Arco, 1904, coll. part.).

Son style, qui présente maint point commun avec l'Art nouveau, s'inspire des maîtres de la Renaissance nordique, dont Haider adopte, avec une saveur quelque peu naïve, la rigueur de composition, la précision du graphisme et la rudesse du modelé (Autoportrait, 1875, Munich, Städtische Galerie). Ses chefs-d'œuvre sont les panoramas stylisés des années 90 (Munich, Neue Pin. ; musées de Mannheim, de Karlsruhe, d'Essen), dont le plus significatif est un paysage conçu uniquement dans un plan horizontal (Au-dessus de tous les sommets, le calme, 1908, Vienne, Österr. Gal.). Il exposa avec la Sécession en 1890 et à l'Exposition universelle de Paris en 1900.