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Jacob Philipp Hackert

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur allemand (Prenzlau  1737  – San Pietro di Careggi  1807).

Il entre en 1754 à l'Académie de Berlin, où il étudie la peinture de paysage dans l'esprit classique et copie Claude Lorrain et les paysagistes hollandais. À partir de 1762, il travaille à Stralsund, qu'il quitte en 1764 pour faire un voyage en Suède. Durant cette période, outre des paysages, il exécute quelques portraits et commence à graver des vues. De 1765 à 1768, avec une interruption en 1766, il séjourne à Paris et en Normandie. Il fait venir son frère Johann Gottlieb (Prenzlau 1744 - Bath, Angleterre, 1773) et peint en étroite collaboration avec celui-ci des paysages (musée de Reims), dont certains, à la gouache, sont alors très à la mode (Stockholm, Nm). Il copie Joseph Vernet (musée de Dessau), fait paraître des gravures et dessine d'après nature ruines et paysages (Louvre). En 1768, il part pour Rome. Ses nombreuses vedute de Rome et ses environs sont très appréciées, en particulier de lord Exeter, qui en achète un grand nombre. Anglais et Allemands viennent dessiner chez Hackert. Lors d'un voyage à Naples en 1770, les deux frères travaillent pour lord Hamilton. À partir de 1770 aussi, Hackert peint pour Catherine de Russie (en tout 13 tableaux, batailles navales et paysages). Après le départ de Gottlieb pour l'Angleterre en 1772, Hackert fait venir son autre frère Georg, qui gravera sur cuivre ses peintures, jusqu'après sa mort. En 1777, il visite la Sicile avec Charles Gore et Richard Ryne Knight. En 1778, il est en Italie du Nord et en Suisse. À Rome, il reçoit des commandes des princes Aldobrandini et Borghèse. À partir de 1782, il travaille pour le compte de Ferdinand IV, roi de Naples, et c'est dans cette ville qu'il rencontre Goethe en 1787. Il avait été nommé peintre de cour en 1786. Devant l'arrivée des armées françaises, il doit fuir (1799) et se retire dans les environs de Florence. Le schématisme de ses compositions (le Parc de Caserte avec le Vésuve, Caserte, Palazzo Reale) et la raideur de ses figures, flottant parfois dans l'espace (Paysage, musée de Budapest), vont de pair avec une grande ingénuité devant le motif, qui se traduit par une attention au réel manifeste jusque dans les détails, par une exécution appliquée et minutieuse ainsi que par une harmonie lumineuse et vivement colorée (Vendanges à Sorrente, 1784, Cologne, W. R. M. ; les Cascades de Tivoli, 1785, Hambourg, Kunsthalle). Bien qu'il ait été appelé " Hackert d'Italie ", il n'appartient pas du tout au Sud, mais à la tradition nordique réaliste. Il faut le replacer dans un des courants du paysage allemand en Italie, où vérité et poésie prédominent et dont Weirotter et Kniep sont aussi les représentants. L'importance de son art réside dans l'observation de la nature, plus que dans les éléments romantiques qu'il introduit (le Temple de Vesta à Tivoli, 1769, Düsseldorf, musée Goethe).

Son succès vint surtout de sa découverte de certaines beautés de l'Italie restées inaperçues. Goethe a écrit la biographie de Hackert et publié une Théorie de la peinture de paysage par l'artiste qui rappelle, en bien des points, les principes énoncés par Valenciennes.