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Nicola Grassi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Zuglio Carnico, Udine, 1682  – Venise 1748).

Influencé à ses débuts par son compatriote Carneo, il poursuit son éducation à Venise dans l'atelier de Nicolo Cassana (v. 1700-1709). Il fit carrière à Venise (hormis un voyage entre 1723 et 1725 qui le conduisit sans doute à Tunis, à Augsbourg et en Dalmatie), où il est signalé à partir de 1712, tout en restant sa vie durant en rapport avec Udine. Son œuvre, longtemps méconnue, comprend surtout des toiles religieuses et bibliques, où transparaît parfois l'influence de Piazzetta (Prophètes, Évangélistes, 1716, Venise, Ospedaletto), celles de Ricci (Baptême du Christ, église d'Augsbourg), de Pellegrini ou de Pittoni, mais filtrées par une sensibilité très fine, naturellement portée à l'élégance formelle, à un certain lyrisme coloré (son chromatisme diaphane rejoint parfois celui du pastel), et, finalement, séduit par les arabesques fluides du Rococo. Grassi est représenté par des toiles importantes au musée communal d'Udine (Adoration des mages, 1740 ; Loth et ses filles), au musée d'Ascoli Piceno (scènes bibliques) et dans les églises d'Eudenna, de Formeaso, de Sezza, de Torre (Trinité), à la cathédrale de Tolmezzo, à S. Valentino d'Udine. Il fut aussi un portraitiste délicat (Federico Marcello, Venise, Accademia ; Jacopo Linussio, cathédrale de Tolmezzo ; Portrait d'homme, musée de Varsovie).