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Benozzo di Lese, dit Benozzo Gozzoli

Benozzo Gozzoli, le Triomphe de saint Thomas d'Aquin
Benozzo Gozzoli, le Triomphe de saint Thomas d'Aquin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Florence 1420  – Pistoia 1497).

Sa carrière commence lorsqu'il paraît comme aide de Ghiberti pour la seconde porte du baptistère de Florence ; on le trouve ensuite auprès de Fra Angelico à Orvieto (1447) et à Rome (1449). Il ne revient qu'en 1458 à Florence, après avoir passé dix ans en Ombrie et dans le Latium, où il a peint des fresques à S. Fortunato (1450, ainsi que le retable du maître-autel de cette église, aujourd'hui à Rome, Pin. du Vatican) et à S. Francesco de Montefalco (1452), dans la chapelle de S. Rosa à Viterbe (1453, décoration auj. perdue), et travaillé à Rome. Cette période ombrienne, où il a acquis son autonomie, est sans doute la plus heureuse de sa longue carrière. À Florence, il obtient l'exécution de la décoration à fresque de la chapelle du palais Médicis avec le Cortège des Rois mages (1459-1462), sorte de " tapisserie " ingénue, chargée de réminiscences gothiques, qui ne semble pas avoir satisfait le goût sophistiqué et exigeant des Médicis. Benozzo Gozzoli retourne alors en province pour peindre à fresque les Scènes de la vie de saint Augustin à S. Agostino de S. Gimignano (1465). Le dernier ouvrage important qu'il réalisa fut les fresques commandées pour le Camposanto de Pise, qu'il exécuta avec de nombreux aides. Ces fresques (1468-1484) laissent apparaître, bien que de façon assez confuse, les principales tendances de la peinture florentine de la seconde moitié du siècle. Le jugement de Vasari, qui trouve Gozzoli " capable d'une très grande richesse d'invention dans ses animaux, ses paysages et ses ornements ", souligne en fait les limites du peintre. Narrateur habile, celui-ci fait preuve d'un style souvent sec et mécanique, résolvant les gestes et les sentiments de son maître Fra Angelico en formes agréables et rustiques, chargées d'ornements et revêtues de couleurs toujours vives, mais souvent criardes et tapageuses.