En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Emmanuel Gondouin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Versailles 1883  – Paris 1934).

L'existence de ce peintre " maudit " fut marquée par la misère continue, la maladie et la détresse. Il vécut à Montmartre, subsistant de quelques travaux de dessin industriel, puis à Montparnasse, où il se lia avec Modigliani. Après sa mort à l'hôpital, une vente de ses toiles ne réalisa que 1 800 F. Mais à Paris, une importante rétrospective à la gal. Druet, en 1935, puis une exposition à la gal. René Drouin en 1945 lui attirèrent de fervents admirateurs.

Son œuvre comprend de vastes compositions, brossées avec une énergie large et fruste. Celles-ci unissent des figures strictement réalistes (le Chat noir, 1920, coll. part ; Grand Nu bleu, 1926, id.), combinées avec des éléments géométriques traités de façon abstraite ; la Négresse (1927-1930, Paris, M. N. A. M.), l'Égyptienne (1928-1932, id.) et le Nu aux rochers (id.), qui a été commencé en 1928 et repris plusieurs fois, en sont des exemples caractéristiques. La même ampleur décorative se retrouve dans les natures mortes : Pot de fleurs (1927, id.). À la fin de sa vie, Gondouin, parti du Cubisme, multiplie diagonales et verticales, introduit des feuilles, des fleurs et un curieux motif de cœurs (le Vase diabolique, 1927, coll. part.). Sa manière, ponctuée, striée, aux cernes onduleux et aux souples frottis, atteste l'avidité de recherches d'un artiste qui exécuta plus de 300 aquarelles, inquiet dans son effort pour se réaliser et qui ne manque pas d'un souffle indéniable de grandeur.