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Henri Goetz

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et graveur français d'origine américaine (New York 1909  – Nice 1989).

Après des études à l'université Harvard, il suit des cours privés de peinture. Arrivé à Paris en 1930, il travaille dans les académies de Montparnasse (académies Julian et de la Grande Chaumière) et quelque temps chez Ozenfant. En 1935, il épouse Christine Boumeester et se lie avec Hartung : tous trois exposent la même année au Salon des surindépendants. La peinture de Goetz devient non figurative v. 1936 et il y règne une atmosphère quasi surréaliste, avec ses objets inventés situés dans un vaste espace. Breton s'y intéresse d'ailleurs (il rencontre Goetz en 1938), sans toutefois proposer à l'artiste de participer aux manifestations du mouvement. Durant la guerre, réfugié dans le Sud-Ouest, il se lie avec les membres du groupe surréaliste belge, Magritte, Ubac, Dotremont ; un moment de retour à Paris, il fonde, avec Dotremont et Ubac, la Main à plume, première revue surréaliste parue sous l'Occupation. Il illustre, en collaboration avec Christine, la Femme facile de Georges Hugnet. Retirés à Nice, les Goetz fréquentent Picabia, Magnelli, Arp, de Staël. En 1947, Alain Resnais tourne son premier film : Portrait de Henri Goetz. L'aspect onirique de ses tableaux se maintient jusque vers cette date, évoquant un monde minéral, malacologique (Hommage à Poussin, 1945, Paris, coll. part.). L'Abstraction de Goetz, au cours des années 50, est voisine de celles de Hartung et de Schneider par la vivacité des tracés graphiques et le rôle des fonds colorés (Peinture, 1956, Paris, M. N. A. M.). Dès 1960, le monde extérieur reprend place dans l'élaboration des œuvres, à partir des suggestions offertes par le paysage ou les objets (Bord de rivière en Corse, 1965, pastel à l'huile). Grand pédagogue, Goetz enseigne depuis 1950 et s'est installé en 1965 dans les locaux précédemment occupés par André Lhote. En 1969, il ouvrit un atelier de peinture et de gravure à la faculté de Vincennes. Son œuvre gravé, important, entrepris en 1940, suit l'évolution de sa peinture. Virtuose dans le maniement des techniques traditionnelles, Goetz a enrichi la gravure de procédés nouveaux, tel le Carborundum (la Gravure au Carborundum, 1969, Paris, Maeght éd.). Il est représenté dans les musées français (Paris [M. N. A. M.], Grenoble, Tourcoing, Saint-Étienne) et des États-Unis (Cincinnati, San Francisco, Oklahoma City). Un musée Goetz-Boumeester a été créé en 1983 à Villefranche-sur-Mer.