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Charles Gleyre

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre suisse (Chevilly, Vaud,  1806  – Paris 1874).

Il s'initie à la peinture dans l'atelier d'Hersent, à Paris, et complète sa formation par un voyage en Italie (1828-1832) et un long séjour en Orient : ses esquisses montrent des compositions très mouvementées aux couleurs saturées (la Reine de Saba, 1839, Lausanne, musée des Beaux-Arts). Le Soir ou les Illusions perdues (Louvre) lui valut un prix au Salon de 1843. En 1838, il s'établit définitivement à Paris. Après des débuts difficiles, il reçoit une commande du duc de Luynes pour le château de Dampierre, puis prend la direction de l'atelier de Delaroche et, professeur tolérant, forme un grand nombre d'artistes comme Gérôme, Émile-François David, Whistler, Renoir, Bazille, Monet et Sisley, les futurs impressionnistes, qui se lient dans son atelier. Outres les toiles d'histoire commandées par la ville de Lausanne (l'Exécution du major Davel, les Romains passant sous le joug, 1853, musée de Lausanne), la peinture de Gleyre est empreinte de mysticisme et d'éléments mythologiques. Sa technique, d'une perfection cristalline, ne fait qu'ajouter au caractère énigmatique de son romantisme. Bien que célèbre, il mène une vie retirée, repoussant les distinctions officielles comme la Légion d'honneur. À la fin de sa vie, son œuvre est marquée par la recherche d'une beauté idéale, suave et pénétrante (le Coucher de Sapho, 1867, Lausanne, musée des Beaux-Arts ; le Bain, 1868, Norfolk, Chrysler Museum).