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Nicolò Giolfino

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Vérone 1476  – id.  1555).

Issu d'une famille de sculpteurs véronais, il fut élève de Liberale (en 1492) et comme lui fidèle au passé gothique et de caractère tourmenté. Aussi resta-t-il insensible à l'aspect serein de la Renaissance et fut-il ouvert à l'influence de la peinture allemande (des Pacher, de Jacopo de' Barbari et surtout de Dürer, qui dut passer à Vérone en 1494 lors de son premier voyage en Italie). Ce fut l'art le plus anticlassique du xve s., celui des Ferrarais, qui l'inspira dans ses premières œuvres connues : Pentecôte (1518) et prédelle avec des Scènes de la vie de saint Dominique à l'église S. Anastasia (Vérone).

Mais v. 1518-1520, subjugué par la personnalité de L. Lotto, il adopta une palette audacieuse, à base de couleurs pures, et se rapprocha de l'art fantastique, aux déformations grotesques, d'Aspertini (tableaux d'autel des églises S. Giorgio e S. Erasmo, S. Anastasia, S. Brizio di Lavagno, S. Maria della Scala ; fresques de S. Bernardino ; Scènes de la vie de saint François, v. 1522).

À partir de 1530, l'art tourmenté de Giulio Romano se répandit sur Vérone, sortant Giolfino de son isolement dans l'école véronaise, jusqu'alors si sereine. Mais, nanti d'un métier insuffisant, le peintre ne sut plus guère que se répéter dans des tableaux dépourvus d'inspiration : Scènes de la Passion (1534, S. Bernardino, chapelle de la Croix). Cependant, il eut encore des trouvailles dans le domaine de la fresque et des " cassone ", faisant jouer les couleurs vives, les taches de lumière d'une manière voisine de celle de Romanino, présent à Vérone en 1540, et portant à son comble sa verve imaginative (7 Allégories du couvent de S. Niccolo ; auj. à Vérone, Castelvecchio ; façade de la Casa Parma Lavezzola, 1542 ; surtout Scènes bibliques de la nef de S. Maria in Organo).