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Artemisia Gentileschi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Rome 1597  – Naples après 1651).

Artemisia, fille d'Orazio Gentileschi, fut son élève et signa en 1619 une Suzanne (château de Pommersfelden, coll. Schönborn) peinte en collaboration avec son père. De celui-ci, elle hérita un intérêt profond pour le Caravagisme, qu'elle développa cependant davantage à l'exemple de Saraceni, affirmant sa prédilection pour les éclairages violents et pour la tension émotionnelle des situations psychologiques.

À Florence de 1612 à 1621, elle y fut la principale divulgatrice des principes naturalistes et travailla avec succès pour de nombreux collectionneurs, parmi lesquels les Médicis. La Décollation d'Holopherne (Offices ; le thème de Judith a souvent retenu l'artiste ; d'autres exemples se trouvent à Naples [Capodimonte], à Florence [Pitti] et à Detroit [Inst. of Arts]), d'une férocité rare dans l'interprétation du thème et puissamment construite par des jeux d'ombre et de lumière, est caractéristique de cette période. Après un séjour à Rome (v. 1625-1626), Artemisia s'installa à Naples, jusqu'à la fin de sa vie, à l'exception d'un voyage à Londres en 1638-1640 ou 1641. Elle subit quelque peu, sous l'influence de Ribera, la crise que traversait alors la peinture napolitaine, et ses compositions hésitent entre un Caravagisme persistant (Nativité de saint Jean, Prado) et une tentation académique (Annonciation, 1630, Naples, Capodimonte ; Esther et Assuérus, Metropolitan Museum). Les Lettres d'Artemisia Gentileschi ont été éditées à Paris (1984, éd. Des Femmes). Une exposition lui a été consacrée (Florence, Casa Buonarroti) en 1991.