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Jacob Van Geel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais ( ? v.  1584/85  – Dordrecht apr.  1638).

Paysagiste dont la première mention est retrouvée en 1615 à Middelburg, ville où il résida jusqu'en 1625, il était en 1626 à Delft et faisait partie en 1633 de la gilde de Dordrecht, où il travaillait encore en 1638. Au travers des documents, on sent transparaître une vie inquiète et triste : deux mariages malheureux l'un et l'autre, et un harcèlement constant par une meute de créanciers.

Son paysage le plus ancien, daté de 1615 (Detroit, Inst. of Arts), reprend la tradition bruegélienne des paysagistes flamands de la fin du xvie s. et surtout de Gillis Van Coninxloo. Plus tard, et sans doute sous l'influence de Seghers, ses paysages atteignent au fantastique dans un maniérisme de formes très particulier : Van Geel dispose des rochers bizarres et des arbres déchiquetés, tourmentés, surchargés d'un lichen étrange, dans ses Paysages forestiers ou ses Vues de montagnes (1625, Munich, anc. coll. J. Bohler ; 1634, musée de Lierre ; 1635). Il accentue encore ces formes inquiétantes et ces effets contrastés de lumière dans son Grand Groupe d'arbres du Rijksmuseum (v. 1637) et dans ses derniers paysages (1637, Brunswick, Herzog Anton Ulrich-Museum), qui subissent incontestablement l'influence d'Elsheimer. Cette peinture du déclin et de la mort est représentée par d'autres artistes, Keirinckx notamment et G. d'Hondecoeter.