En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Nikolaï Nikolaïevitch Gay

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre russe (près de Voronej 1831  – gouv. de Tchernigov 1894).

Formé à l'Académie de Saint-Pétersbourg dans l'atelier de Bassine, il obtient en 1857 une bourse qui lui permet de se rendre en Italie, à Rome et à Naples (1857-1860), puis à Florence (1861-1869). Influencé par Ivanov et par les écrits de Renan, Gay confère à la peinture religieuse un ton dramatique et réaliste ; son envoi de 1863, la Cène, suscite à Saint-Pétersbourg un véritable engouement, qui contribue au déclenchement de la " révolte des Quatorze ". Nommé, en 1872, membre de l'Académie de Saint-Pétersbourg, il abandonne la peinture en 1876 et se retire à la campagne dans la province de Tchernigov, où il étudie la religion et la philosophie ; il se lie d'amitié avec Tolstoï dès 1882 (leur correspondance est publiée en Russie en 1930). À partir de 1889, il reprend son activité avec plusieurs grandes toiles sur la vie du Christ, dans un style tout à fait personnel, alliant des accents mystiques et expressifs à un traitement réaliste et monumental (Qu'est-ce que la vérité ?, 1890 ; la Crucifixion, plusieurs versions de 1892 à 1894, Moscou, Gal. Tretiakov ; Paris, Orsay). Parallèlement, il exécute tout au long de sa carrière des portraits (Chtchedrine, 1872 ; Tolstoï, 1884 ; Autoportrait, 1892-1893). Ses œuvres sont, pour la plupart, conservées à Saint-Pétersbourg (Musée russe) et à Moscou (musée Pouchkine, Gal. Tretiakov).