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Sulpice Guillaume Chevallier, dit Paul Gavarni

Paul Gavarni, Jules et Edmond de Goncourt
Paul Gavarni, Jules et Edmond de Goncourt

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Dessinateur français (Paris 1804  – id. 1866).

Il fut l'un des plus brillants collaborateurs des journaux illustrés de lithographies en vogue au xixe s. et laissa un œuvre fécond (plus de 8 000 pièces) : la Mode, où Émile de Girardin l'appela à collaborer aux côtés de V. Hugo, E. Sue, C. Nodier ou Balzac, l'Artiste, où parut sa suite Études d'enfants, la Caricature, le Charivari, qui publia de lui Fourberies de femmes en matière de sentiment, 1837, et les Étudiants et les Lorettes, 1841. En 1847, il publia dans l'Illustration des scènes de la vie londonienne. Étranger à la caricature politique, il dépeignit la société de son temps. À la fois mondain recherché et ami des classes modestes, il se fit moraliste humoristique. Son trait élégant s'attacha à représenter la figure féminine, et il devint l'historien des mœurs parisiennes sous la monarchie de Juillet, inspirant nombre d'écrivains tels que Murger ou Flaubert. Au cours de ses deux séjours à Londres (1847-1851), il prêta une attention nouvelle aux types populaires, aux quartiers pauvres londoniens qu'il présenta dans sa série les Anglais chez eux. À son retour, il reprit, en les renversant, d'anciens thèmes (les Parents terribles, les Lorettes vieillies, Ce qui se fait dans les meilleures sociétés) empreints d'une ironie amère, et traduits dans un style vif, concis et expressif. De ses voyages en France, en particulier dans les Pyrénées, il rapporta des aquarelles précises et sensibles (Louvre), trop oubliées de nos jours.