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Lucas Gassel

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (Helmond av. 1500  – Bruxelles v.  1570).

Van Mander le mentionne comme étant bon paysagiste, en ajoutant toutefois qu'il n'a pas beaucoup produit. On lui attribue en effet moins de 20 tableaux ; 7 d'entre eux portent un monogramme et quelques-uns sont datés entre 1538 et 1550 ; 2 dessins datés de 1560 et de 1568 sont conservés au cabinet des Estampes de Berlin.

Dans la représentation de la nature, Lucas Gassel se différencie nettement de Joachim Patinir et Herri Met de Bles par un réalisme plus poussé et une vision plus synthétique. L'artiste acquit sans doute sous l'influence des Vénitiens cette vision plus large et cette façon de lier les éléments du paysage en un rythme continu. Une de ses caractéristiques est l'importance qu'il accorde au dessin et à la netteté des contours, ce qui chez lui n'exclut pas les subtilités des jeux de lumière.

Les personnages de Gassel sont trapus, ils ont l'allure, la démarche de marionnettes et ne s'intégrent pas au paysage. Dans la Mine de cuivre (1544, Bruxelles, M. R. B. A.), un groupe d'arbres sombres au premier plan sert de repoussoir.

Le réalisme est également recherché dans les scènes pittoresques évoquant les différentes phases de l'extraction du cuivre dans la région liégeoise, où les mines étaient exploitées en surface. Le grand Paysage avec Juda et Thamar (1548, Vienne, K. M.) est plus proche de la manière Herri Met de Bles ; étouffé sous un amas de détails, ce tableau ne possède pas la fraîcheur et la spontanéité du paysage de Bruxelles. Un autre Paysage avec des scènes évangéliques, également à Bruxelles (M. R. B. A.), est curieusement chargé d'accessoires pittoresques. La flore y est composée de dragonniers, arbres rares poussant dans les îles Canaries, colonisées par des Anversois. Ce détail, lié à la présence d'un panorama de la ville d'Anvers dans le fond, permettrait d'indiquer que l'œuvre aurait été commandée par un Anversois.