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Jacques Gamelin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Carcassonne 1738  – id. 1803).

Élève à Toulouse de Rivalz et à Paris (1761-1765) de Deshays, il séjourne à partir de 1765 à Rome, où il est peintre de Clément XIV et membre de l'Académie de Saint-Luc (1771). À Toulouse, il est associé honoraire de l'Académie royale (1774) ; à Montpellier (1780-1783), il dirige les écoles de la Société des beaux-arts ; à Narbonne, il décore les fêtes révolutionnaires ; à Perpignan, il peint les Batailles des Pyrénées orientales (1793, musées de Narbonne et de Béziers) ; enfin, à Carcassonne, il est professeur de dessin à l'École centrale (1796). Il exposa au Capitole dès 1761. Gamelin, parfois gauche, souvent caricatural, à la fois savoureux et insolite, a réussi dans tous les genres : la peinture religieuse, avec les toiles de l'abbaye de Fontfroide, dont il a exposé les esquisses en 1783 (musée de Carcassonne), et celles des églises de Carcassonne (Saint-Vincent [le Déluge, 1779] et Saint-Michel) et de Narbonne ; l'histoire ancienne, avec Abradate (1793, musée de Bordeaux) ; les bambochades, comme la Tabagie (musée de Toulouse) ou le Buveur et sa famille (1789, musée de Montpellier) ; les scènes de genre (1784, 1796, musée de Carcassonne) ; les Batailles (id.) ; les portraits, comme celui de Frion (1796, musée de Perpignan), qui rappelle l'Homme en gris de Goya. Ses dessins sont parmi les plus beaux : la Chute des géants (1781) ou l'Incendie du temple de Vesta (1787, Toulouse, musée Paul-Dupuy), les Académies ou les Chocs de cavalerie (Louvre). Parmi ses gravures à l'eau-forte (plus de 150 pièces au musée Paul-Dupuy) figurent les planches du Nouveau Recueil d'ostéologie (1779), dont la " fantasmagorie ironique " (Chennevières) précède de vingt ans les Caprices de Goya. Une exposition (1979) a révélé au public parisien cet artiste connu essentiellement à Carcassonne, Béziers et Montpellier.