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Pierre-Victor Galland

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Genève 1822  – Paris 1892).

Tout jeune encore, Galland est élève de l'architecte Labrouste, puis du peintre Michel-Martin Drolling. Décorateur virtuose, il est engagé en 1843 chez un décorateur de théâtre, Ciceri ; en 1851, il fournit les projets du décor intérieur d'un palais de Constantinople (jamais construit) et pour l'église Saint-Eustache à Paris. Ses vastes décorations, entreprises alors pour le ministère des Finances et pour Saint-Cloud, seront entièrement détruites en 1871. Dès 1854, il donne des projets de tapisseries pour les Gobelins. De nombreux particuliers lui commandent le décor de leur hôtel (Paris, Marseille, Madrid, Londres, Stuttgart ; grandes compositions pour le prince Narischkine à Saint-Pétersbourg et pour M. Van der Bilt à New York). Protégé par le marquis de Chennevières, Galland est nommé professeur à l'E. N. B. A. et obtient la commande d'une des peintures murales du Panthéon (Prédication de saint Denis). Il travaille à la fin de sa vie aux décors de l'Hôtel de Ville de Paris, achevés en 1891, et à une suite de tapisseries pour l'Élysée (Salon des poèmes), terminée en 1890. Doué d'imagination féconde, brillant improvisateur qui sait unir le souvenir des décorateurs de Fontainebleau à celui des grands Vénitiens et de Boucher, Galland mêle la figure à l'architecture peinte, créant des décors qui répondent aux désirs de luxe de sa clientèle. Précurseur dans le domaine de l'ornement, il crée en 1873 à l'École des beaux-arts un cours supérieur d'art décoratif ; on compte parmi ses élèves A. Moreau-Neret, son fils, Jacques. En 1885, il publie la Composition décorative ; par ses dessins, il précède E. Grasset qui publie, en 1897, la Plante et ses applications ornementales. Quelques œuvres de l'artiste sont conservées au musée d'Orsay, à Paris.