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Lucian Freud

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Sculpteur et peintre britannique (Berlin 1922 – Londres 2011).

Petit-fils de Sigmund Freud, il vit à Berlin jusqu'en 1933, date à laquelle ses parents s'établissent en Angleterre. Il fait ses études de sculpture à l'École des arts et métiers de Londres, mais n'exerce que plus tard. Il commence à peindre à la veille de la Seconde Guerre mondiale, en adoptant dès le début un style sévère et délibérément réaliste (Portrait de Francis Bacon, 1952, Londres, Tate Gal.). Dès le début de sa carrière, son œuvre est marqué par le caractère glacé et méticuleux de la Neue Sachlichkeit allemande et aussi par le Surréalisme, très présent à Londres dans ces années (le Salon du peintre, 1943). Privilégiant la linéarité des traits et la planéité de la lumière, Freud crée des portraits sobres et rigoureux (série des portraits de Kathleen Garnan, sa première femme : la Jeune Femme aux roses, 1947-48, The British Council).

Utilisant au cours des années 50 les jeux de clair-obscur (la Jeune Femme au chien blanc, 1951-52), ce travail d'un " Ingres de l'existentialisme " (Herbert Read) se modifie vers 1958-59 pour rechercher dans une volumétrie accentuée le relief des visages et la texture de la peau (Femme qui sourit, 1958-59). Le rendu des visages et le traitement vigoureux de la peau humaine dans de très nombreux nus (Jeune Femme nue et œuf, 1980-81) constituent l'essentiel de l'œuvre de l'artiste, hormis quelques paysages et natures mortes. À partir du début des années 1980, Freud se consacre surtout au nu masculin, où la psychologie compte moins que la description crue des vicissitudes du corps, non sans une insistance sur les organes génitaux que l'on retrouve dans les nus féminins (Leigh Bowery assis, 1990).

Bien représenté dans les collections britanniques, l'œuvre de Freud a été exposé en 1988 à Londres (Hayward Gal.) et Paris (M. N. A. M.). Une nouvelle exposition lui a été consacrée (New York, Metr. Museum) en 1994.