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Francesco Raibolini, dit il Francia

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Bologne v.  1460  – id. 1517).

Inscrit à la corporation des orfèvres le 10 septembre 1482, il est élu à la charge de " massaro " en 1483. Il commence à peindre tout en continuant à créer des pièces d'orfèvrerie (deux patènes niellées [Bologne, P. N.], monnaies commémoratives de Giovanni II Bentivoglio). En peinture, il se montre attentif à éliminer la rudesse héritée de la culture ferraraise, recherchant la pureté classicisante des modèles toscans (Crucifixion, id.). C'est vers un véritable académisme qu'il tend ainsi inéluctablement, utilisant une technique infiniment précieuse, imitant la porcelaine ou l'émail. Du Saint Étienne (Rome, Gal. Borghèse) à la " Pala " Felicini (la Vierge avec six saints et Bartolomeo Felicini, 1494, Bologne, P. N.), la " Pala " Bentivoglio (la Vierge avec cinq saints et des anges, Bologne, S. Giacomo) et l'Adoration de l'Enfant avec saint Augustin (1499, Bologne, P. N.), cette tendance se manifeste clairement. Par la suite, ces ambitions classicisantes ne résistent guère à la comparaison avec celles que peu à peu Pérugin, Fra Bartolomeo et Raphaël furent en mesure d'exprimer, aboutissant à un idéalisme que Francia a pourtant contribué à élaborer. Les fresques de l'oratoire de S. Cecilia à Bologne (Mariage de sainte Cécile et de saint Valérien ; Funérailles de sainte Cécile, 1506) montrent encore un niveau de qualité et de style qui justifie d'une certaine façon la réputation considérable dont a joui Francia de son vivant.

L'artiste a d'ailleurs un œuvre abondant, ses élèves, parmi lesquels on mentionne ses fils Giacomo et Giulio, sont nombreux et son influence est persistante. Parmi ses peintures les plus raffinées, on peut citer le Christ mort, la " Pala " dei Manzuoli, la Madone Scappi et l'Annonciation avec quatre saints (1500) à la P. N. de Bologne, la Crucifixion au musée communal de Bologne, Saint Georges, Rome (G. N., Gal. Barberini), Evangelista Scappi aux Offices, la Madone Bianchini aux musées de Berlin, l'Annonciation avec Albert le Grand (1503 ?) au musée Condé de Chantilly, Bartolomeo Bianchini à la N. G. de Londres, la Madone Gambaro (1495) à la Yale University Art Gal. de New Haven. Le Louvre conserve l'Adoration de l'Enfant et le Calvaire.