En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Defendente Ferrari

dit Defendente Ferrari da Chivasso

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (documenté en Piémont de 1509 à 1535).

Par rapport à celui de son maître, Martino Spanzotti, qui exerça une très forte influence sur ses débuts, son style est marqué par une persistance du goût gothique, qui finira par rejoindre le Maniérisme. Sa petite Adoration nocturne (1510, Turin, Museo Civico) révèle déjà une tendance au récit populaire, un ton d'émotion pathétique et des rapports avec le graphisme des gravures sur bois. Des œuvres comme l'Adoration de l'Enfant avec des saints (1511) de l'église S. Giovanni à Avigliana, et l'Adoration de l'Enfant avec un donateur (1511, musées de Berlin), les très remarquables retables de la cathédrale d'Ivrea (Adoration de l'Enfant Jésus avec sainte Claire, 1519 ; Adoration avec saint Vermondus et un prélat, 1521) marquent les étapes de son évolution, qui atteignit son stade final en 1535 dans le triptyque de S. Giovanni d'Avigliana (Madone et l'Enfant avec les Saints Crépin et Crépinien). Son style et son iconographie sont fixés. Il utilise volontiers des effets luministes ; les rouges dominent dans son chromatisme ; ses paysages rappellent ceux des peintres nordiques (Saint Jérôme en prière, 1520, Turin, Museo Civico ; triptyque de l'Adoration des mages à l'Instituto Rosmini de Stresa, 1523 ; grand retable de la Gal. Sabauda à Turin). Ces caractères sont encore plus évidents dans les prédelles ou les panneaux narratifs, de facture infiniment délicate, qui sont conservés à Turin (Museo Civico ; Gal. Sabauda), à la cathédrale de Cuneo (Scènes de la vie de saint Antoine abbé) et à l'ancien couvent de S. Girolamo de Biella (1523, panneaux des stalles). L'œuvre de Defendente, assez abondante, est principalement conservée en Piémont : à Turin (Gal. Sabauda, Museo Civico, Accad. Albertina, cathédrale) et dans les églises et les musées de la région de Turin (Avigliana, Buttigliera Alta, Carmagnola, Caselle Torinese, Ciriè, Feletto Canavese), à Ivrea, à la Sagra di S. Michele et à Suse, à Vercelli (Museo Borgogna). Hors d'Italie, elle est représentée au musée de Bourg-en-Bresse (Nativité de saint Jean ; Déposition), au Fogg Art Museum de Cambridge (Mass.) [Adoration de l'Enfant ], au Rijksmuseum (la Vierge, sainte Anne et l'Enfant, 1528), au musée de Denver (le Christ chez Marthe et Marie), au Metropolitan Museum (Deux Saints), à la N. G. de Londres (Saints) et à la Staatsgal. de Stuttgart (le Christ et les docteurs, 1526). La distinction, longtemps malaisée, entre les œuvres de Spanzotti et celles de Defendente Ferrari est aujourd'hui plus claire, depuis que les historiens ont su individualiser la manière, plus brillante et plus gothique, de Defendente et celle de Spanzotti, liée à la Renaissance lombarde. Defendente eut plusieurs élèves et imitateurs, en particulier Girolamo Giovenone, et exerça une influence indéniable sur la peinture piémontaise du xvie s.