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Louis Eysen

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre allemand (Manchester 1843  – Munich 1899).

Il se forma au Stadel. Inst. de Francfort, où Stix lui enseigna la gravure sur bois et Hausmann la peinture à l'huile. Illustrateur à Berlin et à Munich de 1865 à 1869, il se joint au groupe gravitant autour de Leibl, qui, de même que Thoma et Scholderer, dont il sera l'élève pendant quelque temps, exercera une profonde influence sur sa peinture. Un séjour à Paris en 1869 le confirmera dans cette voie. Élève de Bonnat, Eysen se sent plutôt attiré par Courbet et par l'école de Barbizon. De retour en Allemagne en 1870, il se mêle au groupe de Cronberg, que fréquente parfois Leibl. Dans le style impressionniste, il peint une série de paysages du Taunus, vues familières de la nature pour la plupart (lisière d'une forêt, prairies, cimes d'arbres), qu'il enveloppe d'une riche lumière colorée et dont il s'applique à rendre la vibrante atmosphère. Des paysages du Tyrol du Sud leur succèdent, peints à Merano en 1878. On lui doit aussi des scènes rustiques (Paysans jouant aux cartes, musée d'Innsbruck) et des portraits (la Mère de l'artiste, Berlin, N.G.), qui se ressentent de l'influence de Leibl. Ses natures mortes ont un charme particulier qui évoque Scholderer et Manet. C'est seulement en 1900 que l'exposition posthume de Berlin, de Munich, de Francfort et de Karlsruhe révélera Eysen au public. L'artiste est bien représenté au Städel. Inst. de Francfort et à Méran.