En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Hans Eworth ou Ewoutsz Eworth

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (actif à Anvers en 1540  – Londres apr.  1574).

Il est inscrit comme franc maître à la gilde de Saint-Luc d'Anvers en 1540, puis il se rend en Angleterre v. 1549, où il travaille à Londres, dit-on, jusqu'en 1573. Ses tableaux, identifiés grâce au monogramme HE, s'échelonnent de 1549 à 1567. Ses premiers portraits s'inspirent du style de Jan Van Scorel, de celui d'Holbein dans sa période anglaise et, plus tard, de celui de Clouet. Parmi ses premiers portraits, les plus importants sont ceux de Thomas Wyndham (1550, Longford Castle, coll. comte de Radnor) et le portrait allégorique de Sir John Luttrell en divinité marine triomphant des tempêtes grâce à la Paix (1550, Londres, Courtauld Inst.), celui-ci trahissant une influence maniériste française. Sous le règne de Marie Tudor, Eworth, ayant exécuté plusieurs miniatures et grands portraits de la reine (1554, Londres, Society of Antiquaries et National Portrait Gallery), fut le peintre officiel de la Cour, mais il ne semble pas qu'il ait obtenu les faveurs d'Élisabeth Ire dès son avènement en 1558. Il réalisa pour elle un Portrait allégorique où elle apparaît devant le château de Windsor, surpassant par sa gloire les trois déesses du Jugement de Paris : Junon, Minerve et Vénus (1569, Hampton Court). De 1570 à 1573, il dessina des costumes et des décors de fête. Ses chefs-d'œuvre sont la Duchesse de Suffolk et Adrian Stoke (1559, Voelas, pays de Galles, coll. J. C. Wynne-Finch) et Mrs Joan Wakeman (1566, anc. à Cornbury Park, coll. Oliver Watney). Eworth exerça son influence sur Nicholas Hilliard.