En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

William Etty

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre anglais (York 1787 id. 1849).

Après un apprentissage chez un imprimeur de Hull, il se forma à la Royal Academy (1807), où il fut élève de Lawrence et dont il devint associé en 1824 puis membre en 1828. Il est l'un des rares artistes anglais à s'être intéressé au nu. Les sujets mythologiques et classiques lui servirent fréquemment de prétexte (Pandora, 1824, Leeds, City Art Gal. ; Héro et Léandre, 1829, coll. part.) et ses nudités sont alors quelque peu conventionnelles. Mais son habileté à rendre les chairs aussi bien que son habitude à peindre d'après nature stimulèrent d'autres artistes. S'il ne témoigne souvent que de connaissances anatomiques, Etty a parfois été heureusement inspiré par un type féminin assez plébéien et sensuel, peint avec aisance dans une gamme colorée chaleureuse (Nu debout, Londres, Tate Gal.). La mort d'un oncle banquier en 1809 lui avait permis de se consacrer uniquement à l'art. En 1815-16, il voyagea sur le continent, notamment en France et en Italie : il fut quelque temps élève de J.-B. Regnault, à Paris ; il se rendit de nouveau en Italie entre 1821 et 1823 — s'arrêtant à Rome, à Florence, à Naples et à Venise —, où il copia les grands maîtres, surtout les Vénitiens. Plus tard, il revint à Paris (1830) et voyagea en Belgique et en Hollande (1840-41), puis de nouveau en France (1843), où il se rendit à Orléans pour préparer des toiles sur la vie de Jeanne d'Arc. Etty — très au fait de l'évolution de l'art européen de son temps (qu'il connaissait par ses voyages), en particulier du Romantisme — occupe une place originale dans la peinture anglaise : par exemple par la prééminence qu'il accorda toute sa vie à la peinture d'histoire et par conséquent à la formation qu'elle nécessite (il fut très assidu aux séances de la Royal Academy). Il fut très populaire en son temps, soutenu en particulier par la classe montante des entrepreneurs et des industriels. En dehors de la Tate Gal., il est représenté à Édimbourg (N. G.), à Manchester (City Art Gal.), à Port Sunlight (Arrivée de Cléopâtre en Silicie, 1821), au Louvre.