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les Elle

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Famille de peintres français.

Le premier connu est Ferdinand, dit l'Ancien, (Malines v. 1580 – Paris 1649) , souvent désigné par son prénom, qui fut ensuite accolé au nom de ses descendants, ce qui rend particulièrement difficile la distinction des diverses personnalités. Calviniste d'origine flamande, Ferdinand l'Ancien est signalé à Paris dès le début de 1609. Selon Bellori et Félibien, le jeune Poussin aurait fréquenté un temps son atelier. Ferdinand l'Ancien est naturalisé en 1623 et fait une carrière de portraitiste qui semble avoir été brillante, bien que son œuvre ne soit plus connue que par quelques gravures, qui ne permettent pas de se faire une idée précise de son art (portraits de P. de Jode, de A. de Loménie, de Jeanne de Chantal). On lui attribue parfois un Portrait de Poussin en 1640 (Dresde, Gg), gravé en 1698 par son petit-fils.

Louis Ferdinand, ou Ferdinand le Père (Paris 1612 – id. 1689) , n'est guère mieux connu que le précédent, dont il est le fils. Également portraitiste, il fut parmi les membres fondateurs de l'Académie en 1648, où il devint professeur en 1659. On connaît de lui un beau portrait en pied de Sir George Hay of Megginch, daté de 1649 (ancienne coll. Miss Harley Bacon), et des gravures d'après d'autres portraits peints v. 1650-1660 (le Duc de Lesdiguières, François de Nesmond, le Maréchal Fabert, le Comte de Dunois, celui-ci gravé par Nanteuil). Il a lui-même pratiqué la gravure de reproduction. Comme son fils, il est écarté de l'Académie de 1681 à 1686, date de leur abjuration.

De Louis Ferdinand le Jeune (Paris 1648 – Rennes 1717) , on conserve plusieurs œuvres : les portraits du miniaturiste Samuel Bernard et du sculpteur Regnaudin, offerts à l'Académie pour sa réception en 1681 (il avait été agréé dès 1676), se trouvent aujourd'hui à Versailles. Ferdinand le Jeune s'installe à Rennes au plus tard en 1695 et il pratique alors également la peinture d'histoire : Présentation au Temple (1702, musée de Rennes, où se trouvent aussi 3 dessins). Les Ferdinand Elle semblent avoir été tout au long du siècle parmi les principaux représentants d'un style réaliste du portrait à Paris.