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Charles-Alphonse Dufresnoy

Charles Alphonse Dufresnoy, la Mort de Socrate
Charles Alphonse Dufresnoy, la Mort de Socrate

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et théoricien français (Paris 1611  – Villiers-le-Bel, [auj. Val-d'Oise], 1668).

Élève de Perrier et de Vouet, Dufresnoy partit en 1633 pour Rome, où il devait se lier d'une amitié durable avec Pierre Mignard. En 1655, il regagne Paris après un séjour de dix-huit mois à Venise. Sa Sainte Marguerite peinte pour l'église homonyme à Paris (1656, auj. au musée d'Évreux ; dessin préparatoire à l'Albertina de Vienne, qui est un des rares tableaux de l'artiste parvenu jusqu'à nous, réinterprète celle de Raphaël (Louvre) dans un style qui doit autant à Mignard qu'au Dominiquin. Mais les 2 tableaux de Potsdam (Sans-Souci), Vénus à Cythère et Vénus et les Amours (1647), détruits pendant la dernière guerre, s'ils doivent beaucoup à Poussin, sont des œuvres de belle qualité, d'un classicisme qui évoque l'Albane. Dufresnoy est l'auteur d'une Mort de Lucrèce (Kassel), d'une Mort de Socrate (Offices) et d'un Renaud qui hante Armide (coll. part.). Nombre de ses dessins passèrent longtemps pour des œuvres de Poussin, artiste dont il exploite souvent les inventions ; ils ont été regroupés en 1994 sous le nom provisoire de " Maître de Stockholm ". Le théoricien (De arte graphica, paru en 1668 dans la traduction française de Roger de Piles, augmentée des remarques de ce dernier) joua un rôle capital dans l'élaboration de la critique d'art en France au xviie s.