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Bernard Dufour

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1922).

Il obtient son diplôme d'ingénieur agronome en 1946 tout en fréquentant les académies libres de Montparnasse et commence à exposer au Salon de mai en 1948. Accueilli d'abord à la gal. Jeanne Bucher (Paris) de 1951 à 1953, Dufour est surtout soutenu par Pierre Loeb, chez qui il expose régulièrement à partir de 1955, ainsi que chez Albert Loeb, à New York, dès 1959. Il expose encore à la gal. L'Œil, en 1964, et est invité la même année à la Biennale de Venise. De 1964 à 1977, il n'a pas de marchand ; il est représenté depuis 1985 par la gal. Beaubourg (Paris). L'œuvre de Dufour s'est développée comme une exploration du réel à la limite de l'imaginaire, faisant une part égale à la sensibilité, voire à la sensualité, et à la démarche intellectuelle. À ses débuts, l'artiste conçoit l'épreuve nécessaire de l'abstraction sur les rapports des formes organiques et en dégage déjà une dynamique sensuelle. Aussi, quand la figuration (le nu féminin et l'autoportrait) apparaît dans ses toiles, en 1960, c'est tout naturellement par l'approfondissement de la même expérience charnelle et sans que l'on puisse vraiment parler, à ce moment précis, d'un " retour à l'image ". L'érotisme se manifeste dans la peinture de Dufour avec une gravité qui atteint parfois au tragique, et une inquiétude sourd de son espace pictural, celle des architectures labyrinthiques (peintures vénitiennes, 1960) ou celle des miroirs et des fenêtres ouvertes (autoportraits dans l'atelier aveyronnais, 1962), qui prêtent leurs jeux à une vision ambiguë. Peintre inspiré, Dufour devait rencontrer les poètes et a illustré notamment André Pieyre de Mandiargues, Michel Butor, Jean Paulhan. Il participe en 1977 à l'exposition " Guillotine et peinture " au M. N. A. M. de Paris avec un Holger Meinz (1975) au dessin incisif chargé de tension dramatique. Une exposition de ses dessins a été présentée (Paris, Bibliothèque nationale) en 1991.