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les Dubuffe

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintres français.

Claude-Marie (Paris 1790  – La Celle-Saint-Cloud 1864). Fondateur d'une dynastie de peintres, C.-M. Dubuffe entre en 1804 dans l'atelier de J.-L. David et effectue son premier envoi au Salon en 1810. En 1811, au cours d'un voyage en Italie, il est introduit auprès de la famille d'Orléans et commence une longue et brillante carrière de portraitiste avec deux commandes officielles de 1824 : la Naissance du duc de Bordeaux et le Passage de Bidassoa. Ses deux peintures allégoriques qui connaissent un très grand succès, les Souvenirs et les Regrets (Pasadena, Norton Simon Museum), sont diffusées par la gravure. Dès 1826, il ouvre un atelier et fonde, avec le baron Taylor et Dauzats, une association d'entraide des artistes. À partir de 1848, lors de séjours à l'abbaye de Lucerne, il peint des paysages à la manière de Bracassat. Après des débuts très davidiens (Portrait de l'épouse de l'artiste, 1818, Paris, Louvre ; la famille Dubuffe en 1820, id.), C.-M. Dubuffe évolue vers une manière plus libre (Duchesse de Valençay, 1838, Paris, Petit Palais ; Marie d'Orléans, reine des Belges, 1836, Bruxelles, Palais royal ; Léopold  Ier, roi des Belges, 1836, Compiègne).

Édouard (Paris 1819 – Versailles 1883). Élève de son père, Claude-Marie, et de Delaroche dès 1834, après de premiers envois au Salon de tableaux d'histoire et de scènes religieuses, il opte pour le portrait. Après un séjour en Angleterre (1848-1851), où il étudie les grands portraitistes anglais, et un voyage en Italie (1852), il commence une carrière officielle en France avec deux portraits de l'impératrice Eugénie (1853, Versailles, Compiègne) et celui de Napoléon III (Paris, Orsay). En 1856, il peint le Congrès de Paris (musée de Versailles) et, en 1859, il participe à la décoration du Salon bleu de l'impératrice au palais des Tuileries, en réalisant les portraits des dames d'honneur. Sa manière fluide et séduisante, proche de celle de Winterhalter, lui attire les commandes des femmes de l'aristocratie (Mme F..., Orsay). Il peint également quelques portraits d'hommes, notamment celui de P. Rousseau (Paris, Orsay).

Guillaume (Paris 1853 – en mer, au large de Buenos Aires, 1909). Élève de son père, Édouard Dubuffe, puis de Mazerolle, peintre décorateur, Guillaume Dubuffe s'oriente vers la peinture d'histoire et décorative, dans la tendance académique de l'" Art nouveau " : il réalise les plafonds du foyer de la Comédie-Française (1885), de la galerie Lobau de l'Hôtel de Ville (1891), de la salle des fêtes de l'Élysée (1894), de la bibliothèque de la Sorbonne (1896) et du buffet de la gare de Lyon (1902), ainsi que le décor de la mairie de Saint-Mandé (1906-1909). En 1896, il élabore un ensemble décoratif pour le Salon de la S. N. B. A. : un projet de salon-bibliothèque dans lequel, selon une optique " Art nouveau ", les arts se trouvent réunis.