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Piero Dorazio

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Rome 1927-Pérouse 2005).

Il expose dès 1946 à Rome. Après s'être détaché de la peinture figurative, il crée avec Pietro Consagra, Achille Perelli et Julio Turcato en particulier, le groupe " Forma I " en 1947 qui, très futuriste d'esprit et bien que très engagé politiquement à gauche, va s'opposer au courant du réalisme socialiste illustré par Renato Guttuso. L'année suivante, Piero Dorazio adhère au Movimento Arte Concreta (M. A. C.) qui venait d'être créé en 1948 à Milan. À ce moment, il a déjà effectué des séjours à Paris, rencontrant en particulier Magnelli (qui lui-même a tissé dès 1914 des liens avec Picasso, Léger et le poète Guillaume Apollinaire), qui l'influence, ainsi que Robert Delaunay et le Kandinsky de l'époque du Bauhaus. Il a l'occasion d'effectuer un séjour aux États-Unis en 1953-54 au cours duquel il rencontre les principaux artistes de l'école de New York. Il trouve son style vers 1957-58. Celui-ci est fondé sur l'étude des compénétrations iridescentes significatives de la manière de Balla, à qui d'ailleurs Dorazio a rendu hommage, et sur les recherches du Divisionnisme.

Dorazio est un peintre de la couleur et de la lumière (Quarantaquindici. 1967), dont il va également essayer de traduire le mouvement. Il a recours pour cela à des répétitions uniformes de trames colorées régulièrement disposées et superposées (Moto cromatico, 1980). Cette répétition uniforme de type " all-over ", qui occupe le champ pictural de manière systématique, a pour effet de supprimer toute composition et tout motif.

La structure de l'œuvre est créée par ce réseau coloré plus ou moins fin, plus ou moins large, plus ou moins serré (le Fuggenti mura, 1987) ou plus ou moins aéré. Si la facture est impersonnelle, ses lignes et ses réseaux continuent d'être réalisés à la main, le geste continuant à avoir une importance primordiale pour Dorazio. (Marengo 1989). Sa première exposition personnelle a lieu en 1957 à Rome. En 1960, il reçoit le prix de la Biennale de Venise et dès lors effectuera de fréquents séjours aux États-Unis, où il sera nommé professeur à l'université de Pennsylvanie. Ses œuvres sont conservées dans les principaux musées américains et européens. L'artiste vit et travaille à Todi. À certains moments, son œuvre est très proche de l'unisme polonais de Strzeminski, dont il partage les préoccupations.

Une rétrospective concernant la production de l'artiste a été présentée à Paris au M. N. A. M. en 1979, ainsi qu'une exposition à l'Albright Knox Art Gallery de Buffalo en 1979. Plus récemmment, une nouvelle rétrospective a été consacrée à Dorazio (musée de Grenoble et G. A. M. de Bologne) en 1990-1991.