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Carlo Dolci

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Florence 1616  – id. 1686).

Très jeune, v. 1632, il débute avec des portraits naturalistes. Influencé ensuite par son maître, Jacopo Vignali (Fra Ainolfo dei Bardi, Florence, Pitti), il se consacre à une peinture religieuse d'inspiration pathétique. Il y paraît partagé entre de vagues intentions naturalistes et le souvenir du " beau idéal " du cinquecento toscan. À en juger par le nombre de répliques et les variantes de ses tableaux, ses œuvres les plus appréciées datent de cette époque (Adoration des mages, 1649, Londres, N. G., dont il existe d'autres versions). Ce sont aussi celles qui témoignent le plus d'un piétisme facile et conventionnel (Saint André adorant sa croix, 1646, Florence, Pitti). Aux environs de 1650, Dolci s'oriente vers une nouvelle manière, compacte et brillante, avec des subtilités et une précision qui reflètent le goût flamand et hollandais, introduit à la Cour toscane par l'œuvre d'artistes comme Jan Van Mieris. Tout en continuant, sauf en de rares exceptions, à traiter des sujets sacrés et en retombant souvent dans la représentation extatique de saints et de saintes, il met l'accent sur les détails du décor, les meubles, les étoffes, sur la matière des choses, obtenant de très beaux effets d'animation figurative, renforcés encore par un choix raffiné des couleurs (Sainte Cécile, Ermitage ; Salomé, Glasgow, Art Gal. ; Dresde, Gg ; Vision de saint Louis de Toulouse, Florence, Pitti). S'il fut contraint de faire certaines concessions à ses acheteurs dévots — parmi lesquels le grand-duc Cosme III —, qui lui assuraient de substantiels revenus, sa vitalité et son originalité restèrent malgré tout remarquables jusque v. 1675, lorsque l'artiste effectue un voyage en Autriche. À cette époque, son caractère ombrageux et mélancolique s'aggravant avec les années, il se replie sur lui-même et ne peint presque plus. L'arrivée à Florence, en 1682, du Napolitain Luca Giordano, rayonnant de gloire et de joie de vivre, le trouble alors au point de le conduire à la mort.