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Daniel Dezeuze

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Alès 1942).

Il travaille à Paris de 1967 à 1972 et est en 1968 un des fondateurs de Support-Surface. Dès ses débuts, Dezeuze a adopté une attitude critique vis-à-vis du tableau et il s'est surtout intéressé au problème du châssis. Il participa jusqu'en 1970 aux expositions de la Peinture en question (École spéciale d'architecture, Paris, 1969 ; musée du Havre, 1969 ; Coaraze, Alpes-Maritimes, 1969). Le châssis, d'abord passé au brou de noix (1967-68), a été rapidement " déconstruit ", traduit en lanières de bois mince et souple assemblées en forme de châssis ou en échelles pouvant être posés sur un mur ou sur le sol (Rouleau horizontal, 1968, Paris, M. N. A. M.). En 1971, il réalise des treillages dont les vides sont en relation directe avec le support vertical ou horizontal : il adopte un matériau inédit, des bandes de tarlatane évidées en échelle et peintes de jaune de Naples, procédé qui fait intervenir la transparence de la tarlatane malgré la couleur qui la recouvre en un semis léger ; c'est un des termes de l'évolution du support peint qui remonte à la toile désencombrée de Cézanne comme au lavis extrême-oriental. En quête de cette matérialité immédiate, Dezeuze exécute, la même année 1971, de petites plaques de terre cuite ; elles ont la dimension de la paume et sont gravées d'un croisillonnage très simple. En 1974 apparaissent les claies inachevées et teintes. Tous ces travaux s'inscrivent dans un poétique et subtil retour aux sources du faire pictural, sous le signe du devenir, du mouvement de la création, avec ses incertitudes et ses traces pourtant vives. L'artiste a participé à la rédaction de Peinture, Cahiers théoriques jusqu'en juin 1972. Il a exposé à Paris gal. Y. Lambert (1972, 1977 et 1983), gal. Piltzer en 1975 et à la maison de la culture de Bourges en 1976 ; on y voyait notamment des dessins à l'encre de Chine (1976), se situant entre l'idéogramme et une géométrie tâtonnante. La même recherche sur la matérialité et la transparence de la surface peinte apparaît dans les séries de travaux sur gaze réalisés à partir de 1977 (Les Sables-d'Olonne, musée de l'abbaye Sainte-Croix, 1980). En 1986, de grands pastels à thèmes médiévaux font apparaître des architectures de traits tout en conservant l'apparence des objets, armes ou fortifications (Sans-Titre, 1986, F. R. A. C.). On doit à l'artiste la conception du pavement de l'église Saint-Laurent du Puy. En 1980, le musée de Saint-Étienne a présenté une rétrospective de son œuvre. D'autres expositions lui ont été consacrées (Paris, C. N. A. P.) en 1989 ; (Paris, M. N. A. M.) en 1993 avec une série de dessins (la Vie amoureuse des plantes). Celle-ci est représentée aux musées de Marseille (musée Cantini), Nice, Saint-Étienne (M.A.M.), Toulon.