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Édouard Detaille

Édouard Detaille, le Rêve
Édouard Detaille, le Rêve

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1848  – id. 1912).

Tout jeune peintre d'histoire, il atteint à la célébrité grâce aux toiles patriotiques dans lesquelles il évoque les épisodes les plus dramatiques de la guerre de 1870 (Épisode du combat de Villejuif, 1870, Versailles). Sa technique, très minutieuse, soucieuse d'exactitude, le rapproche de son maître Meissonier, mais il trouve parfois un accent d'un lyrisme plus romantique (le Rêve, 1888, Paris, Orsay). Cependant, les fragments des deux vastes Panoramas de Champigny (1882) et de Rezonville (1883), qu'il brossa avec Alphonse de Neuville, font preuve d'une facture plus large (musées de Nantes et de Grenoble ; Orsay ; Versailles). Consacré peintre militaire, il dessinait sans cesse soldats et chevaux, étudiant les uniformes et observant la vie quotidienne des cantonnements, d'après modèles vivants ou photographies : croquis rapides ou aquarelles enlevées (Halte de spahis, 1881, Paris, Petit Palais) furent à l'origine de nombreuses illustrations (les Grandes Manœuvres du major Hoff, 1884 ; l'Armée française de Jules Richard, 1884). En 1879, il visita le camp d'Aldershot en Angleterre ; en 1883, il passa deux mois à Vienne (où il étudia les uniformes de l'armée autrichienne) et, en 1884, le tsar l'invita à assister, à Krasnoïe Selo, aux grandes manœuvres de l'armée russe. Detaille réalisa aussi plusieurs vastes toiles historiques (les Funérailles de Pasteur, 1897, Versailles) et des décorations officielles à Paris pour l'Hôtel de Ville (les Enrôlements volontaires de 1792, la Réception des troupes revenant de Pologne, 1807, 1900-1902) et pour le Panthéon (Vers la gloire, 1905). Il légua sa collection de costumes à l'actuel musée de la Mode et du Costume, et le reste de ses collections, au musée de l'Armée, à Paris.