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Étienne Delaune

Étienne Delaune, la Musique
Étienne Delaune, la Musique

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste français (Orléans [?] v. 1518  – ? 1583).

Entré au service du roi Henri II en 1551, il fut employé à la Monnaie de Paris, où il est mentionné en 1555. Son œuvre de graveur est très abondant (premières estampes datées, 1561). Il a beaucoup gravé les artistes de l'école de Fontainebleau (Primatice, Luca Penni surtout) et Jean Cousin, contribuant ainsi à répandre hors de France leur influence ; il fut graveur d'ornements et d'orfèvrerie, d'allégories et de mythologies, illustrateur de livres. Calviniste, Delaune dut quitter Paris en 1572 lors de la Saint-Barthélemy ; il s'établit à Strasbourg, puis à Augsbourg, où il est mentionné en 1576. Sa dernière estampe datée, le portrait d'Ambroise Paré, est de 1582.

L'œuvre de Delaune (plus de 400 pièces, surtout de petit format) est caractéristique du goût maniériste pour le style miniature. Ses dessins, d'une extrême finesse, parfois exécutés sur vélin, reproduisent des modèles d'orfèvrerie, mais aussi des suites conçues, peut-être, pour la tapisserie ou l'illustration (Allégories des Arts libéraux au chiffre de Nicolas Houel, le célèbre apothicaire dont les projets à la plume sont dispersés entre Chantilly [musée Condé], Paris [Louvre, cabinet des Dessins et coll. Rothschild] et Berlin [Kunst Bibliothek]). L'art de Delaune dépend étroitement du Maniérisme de l'école de Fontainebleau.

Son fils Jean (Paris 1559 – ?) travailla dans le même genre et grava d'après lui.