En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Aimé Félix Mac Del Marle

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Pont-sur-Sambre, Nord 1889  – id. 1952).

Issu de la bourgeoisie aisée, il s'installa, après des études classiques, à Paris, où il connut Apollinaire et Severini, qui, en 1912, partagea son atelier rue Dutot. Lié à Marinetti et à Boccioni, il adopta avec enthousiasme l'esthétique futuriste en 1913, interprétant diverses scènes urbaines, des combats de catch, des impressions musicales, des portraits. Seul véritable " futuriste français " selon Apollinaire, il expose la même année chez Clovis Sagot et publie le 13 juillet, dans Paris-Jour, le " Manifeste futuriste à Montmartre ", s'élevant contre " cette vieille lèpre romantique ". Il présente le Port aux Indépendants de 1914, tableau qui représente la somme de ses recherches futuristes. Mobilisé, il reste en correspondance avec Marinetti et partage ses idées sur le rôle de la guerre, attitude qu'une expérience des tranchées modifiera : en 1916-17, il publie un journal antimilitariste, Tac à Tac Teuf Teuf. De nouvelles relations, Kupka en 1920, Mondrian et Van Doesburg vers 1922, décidèrent de son adhésion au mouvement De Stijl. Avec Donce Brisy, il anime à Lille un petit groupe de néo-plasticiens original et une revue, Vouloir, créée en 1924 et qui devient en 1927 Revue mensuelle d'esthétique néo-plastique. Préoccupé par les possibilités pratiques et sociales de ce mouvement, il crée des meubles et des décorations architecturales. En 1926, il collabore à la décoration de l'appartement de Léonce Rosenberg. Après un bref arrêt de son œuvre et sa conversion au catholicisme, il recommence à peindre des tableaux figuratifs qui deviendront bientôt surréalistes avant de revenir à l'Abstraction et au Néo-Plasticisme, à partir de 1945. Il fut associé à la revue Art d'aujourd'hui et l'un des principaux animateurs du Salon des réalités nouvelles ainsi que le principal initiateur du groupe Espace en 1951. Son dernier projet de décoration néo-plastique, les polychromies intérieures et extérieures des usines et des cités Renault à Flins, fut achevé après sa mort. Une petite rétrospective de son œuvre a été présentée au Salon des réalités nouvelles, à Paris, en 1953, et à Valenciennes en 1957. L'artiste est représenté dans les musées de Cholet, Grenoble, Paris (M. N. A. M.).