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Léonard Defrance

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (Liège 1735  –id.  1805).

Apprenti chez un orfèvre, puis chez le peintre Coclers, il part en 1753 pour Rome avec le peintre liégeois Ernotte. En 1759, il visite l'Italie et, au retour, il s'arrête à Montpellier, où il exécute les portraits de dignitaires ecclésiastiques, à Toulouse (Portrait de peintre, musée de Mirande), et à Paris, avant de rentrer à Liège en 1764. Il se lie avec Fragonard et adhère aux idées révolutionnaires au cours de nouveaux séjours à Paris, où il est finalement contraint de se réfugier, ne revenant à Liège qu'en 1794, avec les Français auxquels il se dévoue. Révolutionnaire enthousiaste, adoptant comme devise " Aie le courage de te servir de ton entendement ", il a été de nos jours récupéré par le courant marxiste. Plus connu pour son rôle dans la démolition de la cathédrale Saint-Lambert de Liège et pour ses pamphlets anticléricaux qui lui ont valu à son époque le qualificatif de " vandale " dans le Troubadour liégeois du 7 février 1797, que pour ses imitations de Teniers et de Wouwerman, il a su être aussi, un peu comme Boilly, un bon observateur des scènes révolutionnaires (Intérieur d'une prison sous la Révolution, anc. coll. Baron Janssen) et un excellent spécialiste, souvent piquant et alerte, de scènes de genre, mais d'esprit néo-classique, c'est-à-dire moralisateur, car tirées de la vie quotidienne, de la rue et des ateliers. Le musée wallon de Liège conserve une série d'œuvres de lui (notamment Visite à la manufacture de tabacs), le musée Marmottan de Paris l'Extraction des marbres et l'Intérieur d'une tannerie et le musée de Dijon " À l'égide de Minerve ".