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Alexandre Decamps

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Paris 1803  – Fontainebleau 1860).

Après quelques mois dans l'atelier d'Abel de Pujol, il préféra travailler seul, notant des types et des scènes pittoresques et copiant les maîtres au Louvre. Il connut ses premiers succès avec des dessins et des lithographies satiriques (le Pieu Monarque). Sa réputation d'orientaliste naquit au Salon de 1831. Trois ans auparavant, il avait accompagné le peintre Garneray en Orient. Demeuré une année près de Smyrne, il rapporta un fonds considérable de documents. Il y puisa, sa vie durant, les scènes orientalisantes et les paysages " Souvenirs de Turquie " qui assurèrent son immense popularité. L'orientalisme étant au goût du jour, Decamps sut en donner une version plaisante, qui, si elle ne se parait pas du génie d'un Delacroix, n'en montrait pas les outrances et rassurait une clientèle qui sacrifiait à la mode sans s'aventurer (Enfants turcs près d'une fontaine, Chantilly, musée Condé). Néanmoins, il put témoigner des qualités de fougue et du sens visionnaire des plus grands romantiques comme l'attestent la Défaite des Cimbres (1833, Louvre), ou la suite des dessins de l'Histoire de Samson (1845, musée de Lyon et coll. part.). Son style évolua peu. Il fit appel à un répertoire restreint de figures et de sites, n'évitant ni les redites ni le procédé, évoquant la lumière d'Orient par un contraste trop répété d'ombres brunes et de surfaces violemment éclairées. Mais sa touche généreuse, son sens de la vie marquent les autres aspects de son œuvre tout aussi féconds. Il fut peintre animalier et peintre de genre, mariant ces deux manières dans des " singeries ", véritables fables en peinture. Le Salon de 1855 fut un triomphe pour lui. Peu après, Decamps se fixa dans la forêt de Fontainebleau. Il reprit contact avec la nature, peignant des paysages souvent animés de chasseurs qui participent de l'école de Barbizon (la Battue en plaine, Louvre). La Wallace Coll. de Londres possède un ensemble capital de son œuvre, ainsi que le Louvre et le musée Condé de Chantilly.