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Francis Danby

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre britannique (Common, près de Wexford, 1793  – Exmouth, Angleterre, 1861).

Après une période d'apprentissage à Dublin, il partit pour l'Angleterre en 1813, où il vécut à Bristol, devenant l'un des meilleurs représentants de l'école de Bristol. Il peignit alors des paysages romantiques de caractère original (Rochers à Clifton, v. 1821, Bristol, City Art Gal.). Une exposition d'œuvres pleines d'une élégante poésie (l'Amour déçu, 1821, Londres, V. A. M.), mais aussi des difficultés financières, qui ne firent que s'accentuer par la suite, l'incitèrent à s'installer à Londres en 1824, où il se rendit célèbre par des toiles marquées d'une imagination visionnaire (l'Ouverture du sixième sceau, 1828, Dublin, N. G. ; The Delivery of Israel out of Egypt, 1825, Preston, Harries Museum and Art Gal.). Il voyagea aussi en Norvège (1825) et en Belgique (1828).

En 1829, fuyant ses créanciers, ayant également une liaison qui fit scandale, il dut partir pour l'étranger, où il séjourna dix ans durant, successivement en France, en Belgique, en Allemagne, en Suisse puis, de nouveau, à Paris. De retour à Londres en 1839, il ne réussit pas à s'imposer (le Déluge, 1837-1840, Londres, Tate Gal.) et se retira à Exmouth en 1846. Il exposa alors régulièrement à la Royal Academy des paysages empreints de sérénité (Evening Gun, 1848, disparu [réplique, 1857, coll. part.], tableau qui fit sensation à l'Exposition internationale de Paris en 1855).

Alors que ses œuvres d'exposition témoignent d'effets spectaculaires à la mode, comparables à ceux de John Martin, ses paysages et ses scènes de genre, plus modestes, révèlent une vision personnelle. Il est représenté à la Tate Gal. (la Nymphe des bois, Hymne au soleil levant, 1845), au V. A. M. (Lac de Liensford, Norvège, exposé à la Royal Academy en 1841). Une rétrospective de son œuvre a eu lieu en 1988 à Bristol et à Londres (Tate Gal.).