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Donato Creti

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Crémone 1671  – Bologne 1749).

Il se forma pendant quelque temps dans l'atelier de Pasinelli à Bologne, puis, pendant plus de vingt ans, vécut et travailla auprès des comtes Fava dans leur palais de la via Galliera. De 1688 date le Portrait de jeune garçon avec deux bougies (Londres, coll. part.) ; de 1705, le tableau d'une Vieille femme qui raconte à une petite fille la fable de Psyché (Bologne, coll. part.) ; de 1708, la fresque représentant Alexandre tranchant le nœud gordien, au palais Pepoli Campogrande de Bologne ; de 1713, la fresque commémorative de G. B. Sbaraglia à l'Archiginnasio ; vers 1725 sont exécutés les tableaux pour le cardinal Ruffo (le Bal des nymphes, Rome, palais de Venise ; Salomon et la reine de Saba, Salomon encense les idoles, musée de Clermont-Ferrand) ; de 1729 datent les Allégories pour l'Anglais McSwiny (Tombeaux de Locke, Boyle et Sydenham, Tombeau du duc de Marlborough, Bologne, P. N. ; Tombeau de J. Addison, Tombeau du marquis de Wharton, Rome, villa Wolkonsky ; Tombeau de Charles Montagu, Rome, coll. part.). De la fin de sa vie date une série de grands tableaux d'autel dans les églises de Bologne : S. Domenico (1734), S. Pietro (1737 et 1740), Santuario della Beata Vergine di S. Luca, S. Paolo Maggiore. Parmi ses autres œuvres, on peut encore citer la série des Planètes (Vatican), les 4 toiles de la Vie d'Achille (Bologne, Coll. Comunali d'Arte, qui conservent d'autres toiles de Creti) et Philippe de Macédoine et Alexandre (Washington, N. G.).

Par son style, Creti participa au début des tendances néo-vénitiennes de Pasinelli, de Burrini et de G. M. Crespi, puis il s'orienta vers un classicisme délicat et mesuré, marqué par le goût d'une gamme de tons froids (bleu et bleuté), dans lequel reprenaient vie les idéaux de Reni, de l'Albane et de Cantarini ; il se rapprochait ainsi de Franceschini, qu'il surpassa par un plus grand sens poétique.