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Colijn de Coter

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre flamand (mentionné de 1479 à 1510).

En 1493, Colijn de Coter est inscrit comme franc maître à la gilde des peintres d'Anvers et décore d'anges le plafond de la chapelle de cette corporation. Son activité paraît cependant se développer essentiellement à Bruxelles, ville dont il fait figurer le nom à côté de ses 3 signatures connues. Son œuvre est celle d'un archaïsant qui paraît, à première vue, quelque peu éclectique et qui emprunte beaucoup au Maître de Flémalle, notamment la composition de la Trinité (ou trône de grâce) du retable provenant de Saint-Omer (Louvre). On retrouve la même influence dans le Saint Luc peignant la Vierge (église de Vieure, Allier), conçu d'autre part sur un schéma voisin de celui que Rogier Van der Weyden avait utilisé, mais avec une fermeté et une ampleur personnelles. Une Déploration du Christ (Rijksmuseum) reprend un thème de Van der Weyden (original perdu). L'artiste s'efforce de retrouver la plénitude des volumes et l'accent puissant du maître tournaisien, dans une harmonie de tons cependant plus contrastée et sur un ton lyrique et ferme qu'il emprunte à Van der Goes, son maître à penser.