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Juan Correa de Vivar

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Mascaraque, prov. de Tolède, v. 1510  – Tolède 1566).

Correa semble avoir joué un rôle important, dans le milieu artistique tolédan, mais, n'ayant pu obtenir la charge de peintre de la cathédrale de Tolède, donnée à Comontes en 1547, il travaille pour divers couvents et églises de la ville impériale et des provinces d'Ávila et de Guadalajara. Ses premières œuvres (retables pour les Clarisses de Griñon, 1530, et les églises de Meco, prov. de Madrid, et de Mora) témoignent d'une très nette influence de Juan de Borgoña, avec lequel il dut faire son apprentissage. À partir de 1540, on observe de clairs emprunts aux grands maîtres de la Renaissance, connus par l'intermédiaire de gravures mais aussi au contact des artistes espagnols ayant séjourné en Italie tels que Juanes et A. Berruguete. La Vierge de l'Annonciation (musée d'Oviedo) est proche de Ýañez. La pratique de modèles raphaélesques est sensible dans la Mort de la Vierge (Prado) et dans les panneaux de S. Martin de Valdeiglesias (vies de saint Bruno et de saint Bernard) recueillis par le Prado et déposés dans plusieurs musées de province. Le retable d'Almonacid de Zorita (1554), consacré à la vie de la Vierge, a été retrouvé au couvent des oblats d'Oropesa (prov. de Tolède). L'une de ses dernières œuvres (1559) est le triptyque de l'Annonciation (panneau central au Prado) provenant du cloître du monastère de Guisando. Correa apparaît comme un romaniste habile, sensible au paysage mais dépourvu de vigueur.