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les Corneille

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Famille de peintres français.

Michel Ier, dit le Père (Orléans v. 1601  – Paris 1664). Élève de Simon Vouet, dont il allait épouser la nièce en 1636, il fut un des douze fondateurs de l'Académie de peinture en 1648. Il laissa de nombreuses compositions religieuses, entre autres 2 mays de Notre-Dame (celui de 1644, Saint Paul et saint Barnabé à Lystre, musée d'Arras : celui de 1658, Saint Pierre baptisant le centenier, à l'église Saint-Pierre de Toulouse, esquisse à l'Ermitage). Son Ésaü cédant son droit d'aînesse à Jacob (1630, musée d'Orléans), œuvre de jeunesse qui reste son chef-d'œuvre, véritable scène de genre, est un des premiers tableaux de la " réalité " du xviie s. français. La tonalité de son coloris révèle un artiste sensible au luminisme de Gentileschi, alors que la composition elle-même doit autant à Vouet qu'à Champaigne.

Michel II, fils de Michel Ier, dit l'Aîné (Paris 1642 – id. 1708). Il fut l'élève de son père, puis de Le Brun et de Mignard, et subit l'influence de ce dernier. Il alla en Italie v. 1660 (sans doute de 1659 à 1663), et à son retour fut reçu à l'Académie en 1663 sur la Vocation des Apôtres (musée de Rennes) ; il fut nommé adjoint à professeur en 1673, et professeur en 1690. Auteur de compositions religieuses, le Repos pendant la fuite en Égypte (Louvre), la Vocation de saint Pierre et de saint André (may de 1672, musée d'Arras), Michel II travailla aussi à Versailles dans le salon des Nobles de la reine (plafond représentant Mercure entouré des Sciences et des Arts, ainsi que 4 voussures) et à Trianon (Flore et Zéphyr, le Jugement de Midas). Ses figures, au canon court et au visage poupin, sont directement dérivées de Mignard, pour qui il exécuta une Copie en grisaille de la coupole du Val-de-Grâce (Louvre), que Mignard donna à l'Académie. Graveur prolixe, il laissa de nombreux dessins, env. 400, au Louvre.

Jean-Baptiste son frère (Paris 1649 – id. 1695). Il épousa au retour de son voyage d'Italie (1665-1671) Marie-Madeleine, fille de Pierre II Mariette, marchand d'estampes. Peintre d'histoire, il s'efforce de transcrire, non sans robustesse, en un style voisin de celui de Le Brun, la leçon des grands maîtres bolonais (Résurrection de Lazare, musée de Rouen ; Mort de Caton, 1687, musée de Dijon). Son morceau de réception à l'Académie (1675), Hercule châtiant Busiris, est à l'E.N.B.A. de Paris. Il publia en 1684 les Premiers Éléments de la peinture pratique. Il fut aussi un graveur important, gravant soit d'après les Carrache, soit d'après ses propres compositions, et un dessinateur étonnant, à la plume nerveuse, sinon crispée (cabinet des Dessins du Louvre et British Museum).