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Coppo di Marcovaldo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Florence, actif entre 1260 et 1276).

Quelques documents établissent certains faits de son existence : en 1260, il prend part à la bataille de Montaperti et est emmené en captivité à Sienne ; l'année suivante, il signe la Madone de l'église des Servi à Sienne ; des documents parlent d'une décoration de la chapelle de saint Jacques à la cathédrale de Pistoia en 1265. En 1274, avec son fils Salerno, il peint la Croix du dôme de Pistoia, entre autres œuvres perdues. On lui a attribué, en outre, deux importants tableaux qui auraient été exécutés à peu près à la même époque que la Madone de Sienne : la Croix peinte du musée de S. Gimignano et la Madone de l'église S. Martino ai Servi d'Orvieto dont l'attribution est maintenant mise en doute par des études de laboratoire. Plus récemment, on a rapproché de ce groupe d'œuvres, en raison d'une extraordinaire similitude d'expression, l'Enfer, mosaïque du baptistère de Florence.

Coppo continua, mais avec encore plus de vigueur, l'accentuation plastique, déjà nette à Florence chez des artistes tels que le Maître de Vico l'Abate ou le Maître du San Francesco Bardi. Tandis que son contemporain Cimabue emprunte ses modèles à la période classique et la plus poétique de l'art byzantin, Coppo fonde son langage sur les formules de la dernière vague du byzantinisme tardif, dont il exaspère l'expression dramatique en en accentuant le linéarisme. Ce n'est que dans le Crucifix de Pistoia, œuvre tardive, au plasticisme relativement moins véhément, que transparaît l'influence de Cimabue. Le séjour prolongé de Coppo à Sienne fut certainement un des facteurs les plus importants qui favorisèrent l'éclosion de l'école siennoise.