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John Singleton Copley

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre américain (Boston 1738  – Londres 1815).

Élève de son beau-père Peter Pelhan (v. 1697-1751), portraitiste et graveur en manière noire (la gravure devait jouer un grand rôle dans la formation de Copley), il est le premier artiste de réputation internationale né sur le sol américain. Dès 1755, il s'imposait comme portraitiste dans les milieux bourgeois de Boston, sa ville natale. Il se fit connaître dans les milieux artistiques britanniques en exposant en Angleterre son Garçon à l'écureuil (1765, Boston, M. F. A.), qui obtint à Londres un énorme succès. Sa renommée lui valut d'être appelé à New York et à Philadelphie en 1771-72. Avec une remarquable intuition, il adapta le style des peintres anglais — qu'il ne connaissait que par les gravures — à la représentation de la société puritaine de l'Est. Plutôt maladroits dans la disposition des personnages, ses portraits révèlent une acuité d'observation rare, qui se traduit par un réalisme méticuleux et une grande probité de métier (Mrs Sylvanus Bourne, Metropolitan Museum).

Le caractère provincial du style de Copley disparut à son arrivée à Londres, en 1774. Il entreprit alors un voyage d'études sur le continent, visitant la France, l'Italie, l'Allemagne et les Pays-Bas, assimilant la leçon des maîtres quant à la composition, mais aussi la technique moelleuse et enveloppée de ses contemporains, notamment de Reynolds. Suivant l'exemple de son contemporain Benjamin West, il aborda la peinture d'histoire. Marquant son développement dans ce genre, trois compositions historiques doivent être citées : Brook Watson et le requin (1778, deux versions, Boston, M. F. A. ; Washington, N. G.), où il transforme un fait divers en événement héroïque ; la Mort de Chatham (1779-1781, Londres, Tate Gal.) et la Mort du major Peirson (1782-83, id.), dont la composition s'inspire de la Mort de Wolfe, de West ; il y donne des exemples convaincants de l'application des théories néo-classiques à l'illustration des faits de l'histoire contemporaine. Avec West, il contribua à renouveler, voire à créer, le genre de la peinture d'histoire en Angleterre. Son succès fut énorme. Il avait été élu membre de la Royal Academy en 1779 et il ne cessa d'être recherché comme portraitiste par la bonne société anglaise (les Trois Filles de George III, 1785, Buckingham Palace, coll. de la reine). La partie la plus appréciée et la plus populaire de son œuvre est pourtant constituée par ses portraits américains (Nicholas Boylston, 1767, Cambridge, Mass., Fogg Art Museum ; Paul Revere, v. 1770, Boston, M. F. A. ; Samuel Adams, v. 1772, id.). Il est représenté dans de nombreux musées américains, notamment à Boston (M. F. A.), ainsi qu'à Londres (Tate Gal.). Une exposition Copley en Angleterre a été présentée (Washington, Houston) en 1995-96.