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Sebastiano Conca

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Gaète 1680  – Naples 1764).

On doit le considérer comme un des élèves les plus importants de Solimena. Actif avec son maître à Montecassino, Conca se fixe à Rome en 1707, où il travaille jusqu'en 1750 dans le milieu artistique dominé par Maratta et par G. Chiari. Dans le plafond de S. Cecilia in Trastevere à Rome (1721-1724), il se montre étroitement lié à l'art de Maratta.

Membre de l'Académie de Saint-Luc, dont, plus tard, il sera président à deux reprises, fondateur d'une école de peinture au palais Farnèse, il se consacre tour à tour à l'enseignement et à la peinture. Il travaille à partir de 1721, à plusieurs occasions, à Turin (Oratorio di S. Filippo, chapelle de la Venaria, S. Teresa) et en 1731-32 à Sienne (S. Maria della Scala). Il mêle dans ses œuvres, à un académisme romain raffiné, une élégante vivacité, inspirée de Solimena ; ces deux caractères aboutissent à une interprétation très personnelle de l'atmosphère arcadienne, marquant un moment important dans l'évolution de la peinture religieuse au début du xviiie s. Dès son retour à Naples, où il travaille à S. Pietro Martire (1751) et à S. Chiara (1753, plafond auj. détruit), Conca se rapproche nettement des formes baroques napolitaines. Toutefois, la partie la plus connue de son œuvre reste sa vaste production romaine. Parmi ses tableaux de chevalet, on peut citer les deux Allégories de la Gal. Spada et le très beau Saint Augustin (1740) de la Gal. Pallavicini, réalisés au cours des dix dernières années de son séjour romain.