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Francesco Clemente

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Naples 1952).

Il appartient au groupe des artistes de la trans-avant-garde italienne de la fin des années 1970. Il étudie l'architecture à Rome. Marqué par les expériences de J. Beuys, de Cy Twombly et de Boetti, il commence à peindre en 1970, en réaction contre ceux qui annoncent la fin de la peinture, avec des techniques traditionnelles (fresques, aquarelles, peintures à l'huile, mosaïques, dessins). En 1973, il voyage en Inde, où il vit une partie de l'année depuis 1975. Son répertoire iconographique et métaphorique est issu de la tradition classique, judéo-chrétienne et orientale. Il peint des figures qui subissent des déformations, des contorsions ou des transformations. Peintre subjectif par excellence, ses autoportraits sont un des thèmes récurrents de son œuvre (Autoportrait, 1979, où il se représente la tête séparée du corps). En 1981, il fait un premier séjour à New York, où il vit régulièrement depuis 1982. Il y conçoit un cycle de tableaux à l'huile qu'il intitule les Quatorze Stations (1981-82). Ses images sont un mélange d'abstraction, combiné avec des éléments figuratifs (visages, corps, membres, orifices) dans un espace où chaque symbole maintient son individualité tout en restant en relation avec les autres (Fresques de la piscine de Saint-Moritz, 1982 ; Tendre Mensonge, 1984 ; le Troisième Autel, 1990 ; The Sky, pastel, 1994-95). Une exposition Clemente, Basquiat, Warhol a été présentée (Kassel, Museum Fridericianum) en 1996.